Afrique · Afrique du Sud · Figures
vers 1787 – 22 septembre 1828
Roi Shaka kaSenzangakhona
Architecte militaire de la puissance zouloue
Règnevers 1816 – 1828
Naissancevers 1787
Décès22 septembre 1828
I Le récit
Shaka kaSenzangakhona transforme en une douzaine d'années un petit chefferie zouloue en puissance dominante du sud-est africain. Fils de Senzangakhona, écarté puis formé au service du chef mthethwa Dingiswayo, il prend le pouvoir vers 1816 et réorganise tout ce qui touche à la guerre.
Les réformes qu'on lui attribue sont d'ordre technique et social. L'iklwa, sagaie courte à large fer, remplace le javelot de jet et impose le combat au corps à corps. Les régiments — amabutho — sont organisés par classes d'âge, casernés, tenus hors mariage tant qu'ils servent : une armée permanente et non une levée. La manœuvre dite « des cornes de buffle » fixe l'adversaire au centre pendant que les ailes l'enveloppent. L'ensemble donne une force sans équivalent régional.
La période qui suit, le mfecane, voit des déplacements de populations et des guerres en chaîne sur une grande partie de l'Afrique australe. Longtemps expliqué par la seule expansion zouloue, ce bouleversement est aujourd'hui relu par les historiens, qui y ajoutent la sécheresse, la traite portugaise depuis la baie de Delagoa et l'expansion des colons du Cap. Attribuer le mfecane à un seul homme arrangeait à la fois la légende et l'historiographie coloniale.
C'est la réserve principale de cette fiche. Ce que l'on croit savoir de Shaka vient pour l'essentiel de récits de marchands et de voyageurs britanniques écrits après coup, et de traditions orales recueillies et mises en forme tardivement ; la part du personnage historique et celle de la figure construite ne se séparent pas facilement.
Il est assassiné le 22 septembre 1828 par ses demi-frères Dingane et Mhlangana. Dingane lui succède.
Les réformes qu'on lui attribue sont d'ordre technique et social. L'iklwa, sagaie courte à large fer, remplace le javelot de jet et impose le combat au corps à corps. Les régiments — amabutho — sont organisés par classes d'âge, casernés, tenus hors mariage tant qu'ils servent : une armée permanente et non une levée. La manœuvre dite « des cornes de buffle » fixe l'adversaire au centre pendant que les ailes l'enveloppent. L'ensemble donne une force sans équivalent régional.
La période qui suit, le mfecane, voit des déplacements de populations et des guerres en chaîne sur une grande partie de l'Afrique australe. Longtemps expliqué par la seule expansion zouloue, ce bouleversement est aujourd'hui relu par les historiens, qui y ajoutent la sécheresse, la traite portugaise depuis la baie de Delagoa et l'expansion des colons du Cap. Attribuer le mfecane à un seul homme arrangeait à la fois la légende et l'historiographie coloniale.
C'est la réserve principale de cette fiche. Ce que l'on croit savoir de Shaka vient pour l'essentiel de récits de marchands et de voyageurs britanniques écrits après coup, et de traditions orales recueillies et mises en forme tardivement ; la part du personnage historique et celle de la figure construite ne se séparent pas facilement.
Il est assassiné le 22 septembre 1828 par ses demi-frères Dingane et Mhlangana. Dingane lui succède.
II Faits marquants
vers 1816 — la prise du pouvoir
Formé au service du chef mthethwa Dingiswayo, il prend la tête des Zoulous.
L'iklwa et les amabutho
Sagaie courte pour le corps à corps, régiments permanents par classes d'âge : une armée, non une levée.
Les cornes de buffle
Le centre fixe l'adversaire, les ailes l'enveloppent : la manœuvre qui fait la supériorité zouloue.
Le mfecane
Déplacements et guerres en chaîne dans toute l'Afrique australe — que les historiens n'attribuent plus à la seule expansion zouloue.
22 septembre 1828 — l'assassinat
Ses demi-frères Dingane et Mhlangana le tuent ; Dingane lui succède.
III Ce qu'elle a semé ailleurs
Chaka (roi zoulou) — Wikipédia