Venus du sud selon la plupart des chercheurs, les Orungu entraînent avec eux les Mpongwè jusque dans l'estuaire du Komo, dans une volonté de dominer le commerce avec les Européens.
Afrique · Gabon · Afrique Centrale
Brian Ecton /
Royaume d'Orungu
Royaume myéné autour du Cap Lopez, XVIIIe siècle
I Le récit
Son organisation politique est ce qui le distingue le plus. Là où la règle régionale était le chef de village gouvernant de façon plus ou moins collégiale, les Orungu ont choisi un monarque unique, que leur tradition faisait descendre d'un personnage légendaire portant le titre de Mani Pongo. Le royaume comptait vingt clans : l'un était de lignée royale, les autres contrôlaient le commerce maritime des produits venus de l'intérieur. Les dénominations de ses responsables politiques étaient empruntées au royaume de Loango.
Forgerons et constructeurs de bateaux, les Orungu dominaient la traite côtière du côté africain, quand les Néerlandais la dominaient du côté européen au XVIIᵉ siècle — l'ivoire en étant alors le principal produit, avec la cire d'abeille, le bois de teinture, le copal et l'ébène.
La part de la traite esclavagiste demande d'être dite avec exactitude. La côte du Gabon y joua un rôle mineur au regard du delta du Niger, de la côte de Loango ou de celle de l'Angola. Le royaume fut d'abord acheteur d'esclaves plutôt que vendeur ; l'exportation ne devient significative que dans le dernier tiers du XVIIIᵉ siècle, et c'est vers les années 1760 que les Orungu négocient des esclaves, l'agamwinboni s'enrichissant de la fiscalité sur les transports fluviaux.
Réserve de méthode — l'origine des Orungu est inconnue. La plupart des chercheurs les font arriver dans le delta de l'Ogooué au début du XVIIᵉ siècle, venant du sud, hypothèse appuyée par la forte influence du royaume de Loango et de ses commerçants vili. Cette fiche ne repose que sur une famille de sources : elle attend un curateur.
II Histoire
Un clan est de lignée royale, les autres contrôlent le commerce maritime. Ce choix d'un monarque unique est singulier dans une région gouvernée par des chefs de village.
Forgerons et constructeurs de bateaux, les Orungu dominent la traite côtière africaine : ivoire, cire d'abeille, bois de teinture, copal, ébène.
D'abord acheteur plutôt que vendeur, le royaume négocie des esclaves à partir des années 1760 ; l'agamwinboni s'enrichit de la fiscalité sur les transports fluviaux.
VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs
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