Afrique · Angola · Congo-Brazzaville · RD Congo · Afrique centrale

Domaine public

XIVᵉ siècle – XIXᵉ siècle

Royaume du Kongo

Zita-Dya-Nza, « le nœud du monde »

Langue Kikongo
Capitale Mbanza-Kongo, dans la province de Zita-Dya-Nza
Dynasties Mwene Kongo ; quatre mvila issus de l'ancêtre Nzinga
Influence Angola, Congo-Brazzaville et RD Congo actuels

I Le récit

Le royaume du Kongo est l'un des grands États d'Afrique centrale, dont le territoire historique se répartit aujourd'hui entre l'Angola, le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo — raison pour laquelle PAÏYA n'en tient qu'une seule fiche.

Son organisation a été mal comprise par ceux qui l'ont décrite. Les chroniqueurs européens, ignorant l'administration du pays, ont érigé en « royaumes » distincts des provinces qu'ils traversaient en venant des ports atlantiques vers la résidence du Mwene Kongo, à cent cinquante milles dans l'arrière-pays. Le plus souvent, ils réduisaient le Kongo aux dimensions de sa seule province capitale, Zita-Dya-Nza — « le nœud du monde » — dont le chef-lieu, Mbanza-Kongo, recevait les ambassades étrangères. On sait aujourd'hui que l'Angola faisait partie de la fédération Kongo-Dyna-Nza, jusqu'à ce que Paulo Dias de Novais y organise une sécession en 1574.

La société kongo est matrilinéaire, et son récit d'origine le dit : l'ancêtre primordial des baKongo serait une femme, Nzinga, fille de Nkuwu et épouse de Nimi. Ses trois enfants — les jumeaux N'vita Nimi et Mpânzu a Nimi, et Lukeni Lwa Nimi — donnent leurs noms aux quatre mvila, les lignages ancestraux du peuple.

Réserve de méthode — l'essentiel des sources anciennes sur le Kongo est européen, écrit par des voyageurs qui n'en connaissaient ni la langue ni l'administration. Leur découpage du territoire est à manier avec précaution : c'est celui de leurs itinéraires, pas celui du royaume.

Le territoire historique de cette royauté se répartit aujourd’hui entre Angola, Congo-Brazzaville et RD Congo : les frontières actuelles lui sont postérieures. Il n’existe donc qu’une seule fiche, et elle paraît sous chacun de ces pays.

II Histoire

Une fédération, pas une capitale

Le Kongo-Dyna-Nza réunissait plusieurs provinces ; les chroniqueurs européens les ont prises pour des royaumes distincts, ou ont réduit le tout à la seule province capitale.

L'ancêtre Nzinga

La société kongo étant matrilinéaire, son ancêtre primordial est une femme, dont les trois enfants donnent leurs noms aux quatre lignages ancestraux.

1574 — la sécession de l'Angola

Paulo Dias de Novais organise la séparation de l'Angola, jusque-là partie de la fédération.

VIII Ce que ce royaume a semé ailleurs

Congadas du Brésil Les congadas du Minas Gerais rejouent chaque année le couronnement d’un roi du Congo : la mémoire d’une royauté centrafricaine devenue rite brésilien. diaspora Source : IPHAN — Congado, patrimoine culturel immatériel du Brésil
Quilombo de Palmares (Brésil) Le mot quilombo vient du kimbundu ; Palmares, plus grande communauté d’affranchis du Brésil colonial, porte l’organisation politique venue d’Angola. diaspora Source : IPHAN — Serra da Barriga, site historique de Palmares
Palo Monte, Cuba Les « Reglas de Congo » cubaines conservent un vocabulaire rituel kikongo et une cosmologie venue du bassin du Kongo. diaspora Source : Fernando Ortiz — études afro-cubaines

Ces liens sont sourcés et restent à valider par la curation avant mise en avant publique.

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